Comment les jours sont comptés
Le calculateur passe en revue chaque jour entre les deux dates. Un dimanche n’est jamais compté, sauf dans les jours calendaires. Un samedi compte comme jour ouvrable, pas comme jour ouvré. Et un jour férié tombant en semaine est retiré des deux.
Les jours fériés à date fixe sont simples : 1er janvier, 1er mai, 8 mai, 14 juillet, 15 août, 1er et 11 novembre, 25 décembre. Les autres dépendent de Pâques, qui change chaque année : le lundi de Pâques est le lendemain, l’Ascension tombe 39 jours après et le lundi de Pentecôte 50 jours après. La date de Pâques est calculée pour chaque année de la période, ce qui permet de compter sur plusieurs années d’un coup.
Pour l’Alsace et la Moselle, deux jours s’ajoutent : le Vendredi saint, deux jours avant Pâques, et le 26 décembre. Le Vendredi saint n’y est en principe férié que dans les communes ayant un temple protestant ou une église mixte, mais il est très largement chômé.
Quelques exemples
Le mois de mai 2026, du 1er au 31 inclus : 31 jours calendaires, 22 jours ouvrables et seulement 17 jours ouvrés. Quatre fériés tombent en semaine : le 1er mai et le 8 mai (deux vendredis), l’Ascension (jeudi 14) et le lundi de Pentecôte (25 mai). Si votre entreprise fait travailler le lundi de Pentecôte, on remonte à 18.
L’année 2026 complète : 365 jours, 303 jours ouvrables et 252 jours ouvrés. Neuf des onze jours fériés tombent en semaine. En 2027, quatre fériés tombent un week-end (1er mai, 8 mai, 15 août et 25 décembre), ce qui laisse 254 jours ouvrés.
À quoi ça sert, concrètement ?
À poser des congés en sachant combien de jours ils vont vraiment coûter. À estimer une durée de mission ou un délai de livraison annoncé « en jours ouvrés ». À calculer un prorata de salaire ou de tickets-restaurant sur un mois incomplet. Ou simplement à savoir combien de jours de travail il reste avant les vacances.
Jours ouvrés ou ouvrables : lequel utiliser ?
Les congés payés peuvent se décompter dans l’un ou l’autre système, selon l’entreprise : 25 jours ouvrés ou 30 jours ouvrables par an, ce qui revient au même, soit cinq semaines. Beaucoup de délais légaux sont exprimés en jours ouvrables, et les délais de livraison des commerçants plutôt en jours ouvrés. Le plus sûr est de regarder ce que dit votre contrat, votre convention collective ou le texte qui fixe le délai.
Le calculateur ne connaît pas les ponts accordés par votre entreprise, ni ses fermetures annuelles : retirez-les vous-même du résultat si besoin. Il ne tient pas compte non plus des jours fériés propres aux départements et collectivités d’outre-mer (abolition de l’esclavage notamment), dont les dates varient d’un territoire à l’autre : ajoutez-les à la main si vous êtes concerné.
Attention aussi : dans le secteur privé, seul le 1er mai est obligatoirement chômé. Les autres jours fériés le sont ou non selon la convention collective, un accord d’entreprise ou l’usage. Le calculateur les déduit tous, ce qui correspond à la situation la plus courante ; si votre entreprise travaille certains jours fériés, ajoutez-les au résultat.
Une astuce pour poser ses congés : l’Ascension tombe toujours un jeudi. Poser le vendredi qui suit donne quatre jours de repos pour un seul jour de congé. C’est le pont le plus régulier du calendrier.