Comment le calcul est fait
Compter un écart entre deux dates paraît simple, jusqu’à ce qu’on tombe sur des mois de 28, 30 ou 31 jours et sur les années bissextiles. Le calculateur procède comme on le ferait sur un calendrier : il avance d’année en année, puis de mois en mois depuis la date de départ, et compte les jours qui restent.
Quand le jour de départ n’existe pas dans le mois d’arrivée, il se cale sur le dernier jour du mois. Un mois après le 31 janvier, on est donc le 28 février (ou le 29 les années bissextiles). Un an après le 29 février, on est le 28 février. C’est la convention la plus répandue, et celle qu’on applique d’instinct.
Le total en jours, lui, ne dépend d’aucune convention : c’est le nombre exact de jours du calendrier entre les deux dates. Les semaines et les heures en découlent directement (7 jours, 24 heures). Les mois sont des mois entiers, comptés de date à date.
Quelques exemples
Né le 15 mai 1990, au 24 octobre 2026 : 36 ans, 5 mois et 9 jours. C’était un mardi. Cela fait 13 311 jours, un peu plus de 1 900 semaines. Prochain anniversaire : dans 203 jours, pour 37 ans.
Né le 29 février 2004, un dimanche : au 24 octobre 2026, 22 ans, 7 mois et 25 jours. Le prochain anniversaire est fixé au 28 février 2027, faute de 29 février cette année-là.
Du 1er janvier au 24 octobre 2026 : 296 jours, soit 9 mois et 23 jours, ou 42 semaines et 2 jours.
À quoi ça sert ?
À répondre aux questions qu’on se pose sans calendrier sous la main : quel âge aura-t-on à une date précise (un départ à la retraite, une échéance de contrat, un examen avec une limite d’âge) ; depuis combien de temps on est en couple, dans un logement ou dans une entreprise ; combien de jours restent avant un événement.
L’ancienneté dans une entreprise se calcule de la même façon, en années et mois complets. Elle sert notamment à calculer une indemnité de départ : le calcul de l’indemnité de rupture conventionnelle vous demandera ce chiffre.
Les pièges à éviter
Le premier, c’est de compter les jours « inclus ». Entre le lundi 2 et le vendredi 6, il y a 4 jours d’écart, mais 5 jours si on compte les deux bornes. Pour une location ou un séjour, c’est souvent la deuxième façon qui compte : ajoutez 1 au résultat.
Le deuxième, c’est de diviser un nombre de jours par 30 pour obtenir des mois, ou par 365 pour obtenir des années. Sur une longue période, l’erreur s’accumule : 13 311 jours divisés par 365 donnent 36,47 ans, ce qui ne dit pas qu’on a 36 ans et 5 mois. Le calculateur évite cette approximation en comptant de date à date.
Enfin, l’heure de naissance et les fuseaux horaires ne sont pas pris en compte : le calcul se fait au jour près, ce qui suffit pour l’immense majorité des usages.