Trois chiffres à ne pas confondre
Le reste à vivre est ce qu’il reste après le logement et les crédits : c’est le chiffre que regardent les banques quand vous demandez un prêt. Le solde du mois va plus loin : il retire aussi les dépenses courantes et la part mensuelle des dépenses annuelles. C’est votre capacité d’épargne réelle. Enfin, le taux d’endettement ne compte que les remboursements de crédits, loyer exclu.
La part du logement dans les revenus (le « taux d’effort ») mesure autre chose : le poids de votre habitation, que vous soyez locataire ou propriétaire, charges et énergie comprises.
Un exemple
Un couple avec un enfant : 3 200 € de revenus, 900 € de loyer, 220 € de charges et d’énergie, 180 € de crédit auto, 1 120 € de dépenses courantes et 1 200 € de dépenses annuelles.
Reste à vivre : 3 200 − 1 120 − 180 = 1 900 €, soit 1 055,56 € par unité de consommation (1,8 unité). Solde du mois : 3 200 − 2 520 = 680 €. Le logement représente 35 % des revenus, et l’endettement 5,6 % seulement, car le loyer n’est pas un crédit.
Où chercher de la marge
Le graphique classe les postes du plus lourd au plus léger. En général, le logement arrive en tête, puis l’alimentation et le transport. Les petits abonnements (téléphone, streaming, salle de sport) pèsent peu chacun mais s’additionnent vite ; les assurances se renégocient souvent ; l’énergie dépend beaucoup du chauffage. Pour ces deux derniers postes, nos simulateurs de consommation électrique et de coût du chauffage donnent des ordres de grandeur.
Avant une demande de prêt
Une banque calcule votre endettement avec la future mensualité et vérifie que le reste à vivre reste suffisant pour votre foyer. Le calcul de capacité d’emprunt part de vos revenus et de la limite de 35 % ; ce budget, lui, vérifie que la mensualité reste supportable au quotidien. Les deux se complètent : une mensualité acceptée par la banque peut quand même laisser un budget trop serré.