Travail & emploi

Combien vais-je toucher avec une rupture conventionnelle ?

Indiquez vos dates d’entrée et de départ et votre salaire moyen. Le simulateur calcule le minimum légal que l’employeur doit vous verser, et, si vous avez négocié plus, ce qui reste une fois la CSG et l’impôt passés.

· notre méthode

Simulateur d’indemnité de rupture conventionnelle

Date de rupture prévue dans la convention.
€ / mois
Primes et heures sup comprises.
€ / mois
Une prime annuelle compte pour 1/12 par mois.
€
Si elle dépasse l’indemnité légale, c’est elle qui sert de minimum.
€ / an
Sert à calculer la part exonérée d’impôt d’un montant négocié.
€
Pour voir la CSG, l’impôt et ce que coûte la rupture à l’employeur sur un montant supérieur au minimum.

Indemnité minimale légale

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Ancienneté retenue
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Salaire de référence
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Montant versé
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CSG et CRDS
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Net estimé (avant impôt éventuel)
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Contribution employeur
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Estimation indicative, ne constitue pas un conseil financier ou professionnel. Les résultats dépendent des hypothèses saisies et peuvent différer de votre situation réelle.

Comment le minimum est calculé

La loi ne fixe pas de montant pour une rupture conventionnelle, seulement un plancher : l’indemnité ne peut pas être inférieure à l’indemnité légale de licenciement. Si votre convention collective prévoit une indemnité de licenciement plus généreuse, c’est elle qui sert de plancher. Le simulateur calcule le minimum légal ; vérifiez votre convention, elle fait parfois beaucoup mieux.

Le calcul part d’un salaire de référence : le plus favorable entre la moyenne des 12 derniers mois et celle des 3 derniers mois, primes comprises. On multiplie ensuite par un quart de mois pour chacune des dix premières années d’ancienneté, et par un tiers de mois pour chaque année suivante. Les années incomplètes comptent au prorata des mois complets. L’ancienneté se calcule jusqu’à la date de fin du contrat inscrite dans la convention.

Trois exemples

5 ans d’ancienneté, 2 400 € brut par mois. 5 × ¼ = 1,25 mois de salaire, soit 3 000 €. C’est le minimum à inscrire dans la convention.

15 ans d’ancienneté, 3 200 € brut. 10 × ¼ + 5 × ⅓ ≈ 4,17 mois de salaire, soit environ 13 333 €. Les années au-delà de dix pèsent un tiers de plus que les premières.

2 ans et 6 mois, 2 200 € brut. 2,5 × ¼ = 0,625 mois de salaire, soit 1 375 €. Le semestre entamé compte : chaque mois complet ajoute un peu plus de 45 €.

Ce qui reste vraiment sur votre compte

Bonne nouvelle : au niveau du minimum légal, l’indemnité n’est soumise ni à l’impôt, ni aux cotisations, ni à la CSG, tant que vous ne pouvez pas encore toucher de retraite. Le brut et le net sont identiques.

Si vous négociez davantage, la part au-dessus du minimum supporte 9,7 % de CSG et de CRDS. Elle reste en général exonérée d’impôt, car le plafond est large : deux fois votre salaire annuel brut, ou la moitié de l’indemnité si c’est plus. Les cotisations sociales, elles, ne s’appliquent qu’au-delà de 96 120 € (deux plafonds de la Sécurité sociale en 2026). Le simulateur affiche un net estimé dans le cas courant, et vous prévient quand votre situation dépasse ces plafonds : là, mieux vaut faire vérifier le calcul.

Pour situer l’indemnité par rapport à votre salaire mensuel net, le convertisseur brut-net est pratique ; et pour compter les jours de préavis ou le délai de rétractation de 15 jours calendaires, le calcul de jours entre deux dates fait le travail.

Négocier au-delà du minimum

Le minimum n’est qu’un point de départ. C’est souvent le salarié qui demande la rupture, et l’employeur n’est alors pas pressé de payer plus. Quand c’est l’inverse, la négociation se fait autour de ce qu’aurait coûté un licenciement : préavis, risque de contentieux, temps passé. Gardez en tête que depuis 2026, chaque euro versé au-delà de vos droits coûte à l’employeur 1,40 € avec la contribution patronale de 40 %.

Pensez aussi à ce qui s’ajoute à l’indemnité et ne se négocie pas : vos congés payés non pris (indemnité compensatrice), le solde de vos heures, un éventuel 13e mois au prorata. Et sachez qu’une indemnité supérieure au minimum retarde le versement des allocations chômage, au maximum de 150 jours.

Ce simulateur donne un ordre de grandeur. Une convention collective, un contrat de travail ou une situation particulière (salarié protégé, temps partiel sur une partie de la carrière, arrêt long) peut changer le calcul : en cas de doute, demandez le détail au service RH ou à un conseiller du salarié.

Sources et hypothèses

Valeurs par défaut vérifiées en octobre 2026. Comment nous choisissons et mettons à jour ces chiffres.

Droit à l’indemnité
quelle que soit l’ancienneté, au moins l’indemnité légale de licenciement — Service-Public, fiche rupture conventionnelle
Formule et salaire de référence
¼ de mois par an jusqu’à 10 ans, ⅓ au-delà ; moyenne 12 ou 3 mois — Service-Public, indemnité de licenciement
Plafond de la Sécurité sociale
48 060 € en 2026 — arrêté du 22 décembre 2025
Exonérations
impôt : minimum légal ou conventionnel, puis jusqu’à 6 PASS (288 360 €) ; cotisations jusqu’à 2 PASS (96 120 €) ; CSG au-delà du plus petit des deux ; tout est soumis au-delà de 10 PASS — Code général des impôts art. 80 duodecies, Code de la sécurité sociale art. L242-1
Contribution patronale
40 % (ruptures après le 1er janvier 2026) — loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, art. L137-12 CSS

Questions fréquentes

Quel est le montant minimum d’une rupture conventionnelle ?

Au moins l’indemnité légale de licenciement : un quart de mois de salaire par année d’ancienneté pendant les dix premières années, puis un tiers de mois par année au-delà. Avec 5 ans d’ancienneté et 2 400 € brut de salaire de référence, le minimum est de 3 000 €. Si votre convention collective prévoit une indemnité de licenciement plus élevée, c’est elle qui sert de plancher.

Faut-il 8 mois d’ancienneté pour avoir droit à une indemnité ?

Non. Les 8 mois sont exigés pour l’indemnité de licenciement, pas pour la rupture conventionnelle : Service-Public précise que l’indemnité est due quelle que soit l’ancienneté. Pour moins d’un an, elle est calculée au prorata des mois complets : 8 mois à 2 000 € donnent environ 333 €.

Quel salaire prendre pour le calcul ?

Le plus avantageux entre deux moyennes : celle des 12 derniers mois, et celle des 3 derniers mois. Les primes comptent. Dans la moyenne sur 3 mois, une prime annuelle ou un 13e mois n’est retenu que pour un douzième par mois, pour ne pas gonfler artificiellement le résultat.

L’indemnité de rupture conventionnelle est-elle imposable ?

Pas si vous ne pouvez pas encore toucher de pension de retraite et que l’indemnité reste raisonnable. L’indemnité légale ou conventionnelle est toujours exonérée. Au-delà, l’exonération va jusqu’au plus élevé de deux montants : deux fois votre rémunération brute de l’année précédente, ou la moitié de l’indemnité, dans la limite de 288 360 € (6 plafonds de la Sécurité sociale) en 2026. Si vous pouvez déjà partir à la retraite, elle est imposable en totalité.

Y a-t-il de la CSG sur l’indemnité ?

Sur la part qui dépasse le minimum légal ou conventionnel, et, pour les très gros montants, sur la part qui dépasse 2 plafonds de la Sécurité sociale (96 120 €). Cette part supporte 9,7 % de CSG et de CRDS, sans abattement. Exemple : 10 000 € négociés pour un minimum de 5 166 € donnent environ 469 € de CSG-CRDS, soit 9 531 € nets.

Combien la rupture coûte-t-elle à l’employeur ?

En plus de l’indemnité, l’employeur paie une contribution sur la part exonérée de cotisations. Son taux est passé de 30 % à 40 % pour les contrats rompus après le 1er janvier 2026. Une indemnité de 10 000 € lui coûte donc 14 000 €. C’est un argument à garder en tête pendant la négociation : chaque euro en plus pour vous lui coûte 1,40 €.

Ai-je droit au chômage après une rupture conventionnelle ?

Oui, c’est même l’une des principales différences avec une démission, à condition de remplir les conditions habituelles d’affiliation. Attention : une indemnité supérieure au minimum légal décale le début des allocations (le « différé d’indemnisation spécifique »), jusqu’à 150 jours au maximum.