Comment les jours s’acquièrent
Chaque mois de travail effectif donne 2,5 jours ouvrables de congés. Sur une période de référence complète, du 1er juin au 31 mai, cela fait 30 jours, soit cinq semaines. Les mois de congés payés, de congé maternité ou d’arrêt pour accident du travail comptent comme du travail.
Depuis le 24 avril 2024, un arrêt pour maladie ordinaire ouvre aussi des droits, un peu moins : 2 jours ouvrables par mois, dans la limite de 24 jours sur la période. Le simulateur additionne les deux, plafonne à 30 jours, puis arrondit au jour supérieur, comme le prévoit le Code du travail.
Si votre entreprise compte en jours ouvrés (du lundi au vendredi), tout est multiplié par 5/6 : 25 jours sur une année complète. Choisissez le décompte qui figure sur votre fiche de paie.
Exemples
Une année complète, 30 000 € brut sur la période, 2 500 € de salaire mensuel. 30 jours ouvrables acquis. Règle du dixième : 3 000 €. Maintien de salaire : 2 500 ÷ 26 × 30 ≈ 2 885 €. Le dixième est plus favorable, c’est lui qui s’applique.
8 mois de travail et 4 mois d’arrêt maladie. 8 × 2,5 = 20 jours, plus 4 × 2 = 8 jours : 28 jours ouvrables. Avant la réforme de 2024, les 8 jours liés à l’arrêt n’existaient pas.
Arrivée en novembre, 7 mois au 31 mai. 7 × 2,5 = 17,5, arrondi à 18 jours ouvrables, soit trois semaines.
Dixième ou maintien : laquelle est la meilleure ?
Le maintien de salaire vous paie comme si vous aviez travaillé. La règle du dixième prend 10 % de tout ce que vous avez gagné sur la période, primes et heures sup comprises. Si votre salaire a été stable, le maintien donne un peu moins que le dixième pour un mois de congés pris en entier. Si vous avez fait beaucoup d’heures sup ou touché des primes liées au travail, l’écart en faveur du dixième grandit. À l’inverse, après une augmentation récente, le maintien peut l’emporter.
Le simulateur calcule le maintien avec la méthode des jours ouvrables moyens (26 par mois). Votre employeur peut utiliser une autre méthode admise (jours réels du mois, heures), qui donne des montants proches mais pas identiques. Les indemnités journalières versées par la Sécurité sociale pendant un arrêt ne font pas partie du salaire : ne les comptez pas dans la rémunération de la période.
En cas de départ
Démission, licenciement, rupture conventionnelle ou fin de CDD : les jours acquis et non pris sont payés dans le solde de tout compte. Indiquez les jours déjà posés, le simulateur estime cette indemnité compensatrice. Si vous préparez une rupture conventionnelle, elle s’ajoute à l’indemnité de rupture. Pour savoir combien de jours de travail couvre une période de congés, le calcul des jours ouvrés déduit les jours fériés.
Votre convention collective peut prévoir des jours en plus (ancienneté, fractionnement, enfants à charge). Le simulateur s’en tient au minimum légal : votre fiche de paie, qui affiche le compteur de congés, reste la référence.